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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 20:41

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Le Marathon de Paris du 12 avril 2015

Faire un Marathon reste toujours l’épreuve reine que beaucoup de coureurs à pieds rêvent de faire. Certains franchissent le pas, d’autres ne le franchirons jamais. Cela relève d’une décision personnelle et mûrement réfléchie car la préparation est longue et difficile et c’est souvent un sacrifice de temps, pris pour les d’entraînements. Ce temps d’entraînement, sera déterminant par la suite. Même pour un coureur confirmé et expérimenté, ce n’est jamais gagné d’avance. En effet, une bonne préparation en groupe ça aide à tenir un cap, à trouver l’énergie quand elle fait défaut mais malgré tout, il y a toujours des moments de doute. Tout est une question de dosage entre ce qu’il faudrait faire et ce que le corps peut accepter.

Je ne parlerais pas ici des phénomènes psychogènes  liés au stress que connaissent certains coureurs expérimentés comme moi, et qui les minent au plus profond d’eux-mêmes.

 

Faire un Marathon comme celui de Paris, reste une expérience inoubliable et un peu hors normes au vu des statistiques. Enfin, la satisfaction du résultat est inégalement partagé selon les objectifs visés. Pour un premier Marathon, l’objectif sera de le terminer en un temps acceptable alors que pour un expérimenté, le temps visé sera déterminant dans sa satisfaction. Faire un Marathon, c’est toujours une aventure personnelle, aller au bout de soi-même comme on dit. On communie avec soi. Dans les moments les plus difficiles, on est seul, on s’isole, on s’entoure d’un halo protecteur et on s’interroge. Pourquoi ? Qu’est-ce qui me motive à continuer ? Il n’y a pas toujours de réponses mais pendant ce temps-là, on court, on avance...

 

Vu du coté coach, emmener un groupe de 7 personnes avec peu d’expérience ou même pas du tout, est un challenge important  et un défi à relever. Merci à Danielle pour son investissement en faveur du groupe 2 qui a su motiver sa troupe jusqu’au bout.

 

De toutes les courses ou épreuves, c’est le marathon qui fascine le plus, qui transcende qui fait couler le plus d’encre, c’est dire si c’est mythique.

 

Ci-dessous, les impressions brèves, des membres du BAC qui ont participé.

 

 

Maryline

Un week-end « hors du temps », une parenthèse comme un rêve mais ce fut bien réel …

Premier marathon alors forcément le souvenir sera toujours là, merci à ce groupe très sympathique formé pour l'occasion ( Y compris les « non-coureurs », Brigitte et Dominique , qui ont participé aussi à cette formidable énergie déployée!) . Je tiens à remercier particulièrement Danielle et Delphine, mes copines d'entraînement, car elles ont su me remotiver il y a un mois lorsque je pensais ne plus participer à ce marathon !

Quel soulagement quand enfin on démarre après tout ce qu'on a essayé d'imaginer sur ce qu'est de courir un marathon, y en a marre de cogiter !!!

Je démarre seule car, ayant oublié mon bracelet d'allure à la consigne, je perds mes copines avant le départ mais j'ai pensé fort à elles tout le long du parcours . Et, une fois n'est pas coutume, je suis largement à l'heure (enfin, normalement à l’heure) dans le sas de départ.

150 nationalités, nous dit-on, sur la ligne de départ, quel bel échantillon culturel.

La course se déroule comme je l'avais imaginé jusqu'au 29e km ( je ne pars pas trop vite, j'observe autour de moi les coureurs – que l'on reconnaît et que l'on retrouve d'ailleurs souvent tout au long du parcours- le public qui encourage, les monuments, les immeubles, les jardins, la Seine...mais parfois, je zappe tout et me recentre sur ma course, je prends mes gels tous les 5 km, je bois énormément car il fait chaud -j'ai deux gourdes de 75 cl et je prends une bouteille à chaque ravito ! - je pense énormément à mes enfants qui reçoivent un sms tous les 10 km franchis, je pense à une amie marathonienne expérimentée qui vit à Stockholm et qui m'avait demandé mon n° de dossard pour me suivre à chaque passage de portique , je me demande où je vais bien pouvoir faire mes pauses pipi mais finalement, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter à ce propos !, j'écoute la musique qui rythme ce beau parcours (parfois , ma foulée s'accorde presque au tempo ) , quel plaisir de voir tous ces musiciens ( blues, rock, jazz ou formations de batucada , ça donne envie de danser!) …

Bref, il me semble que tout est normal et que si c'est comme ça tout le long, ça va être super !

Ah, tiens, la Tour Eiffel. A ce moment-là, une coureuse tombe au sol à côté de moi, s'étale de tout son long et son front cogne les pavés ! Nous sommes 4 femmes autour d'elle pour l'aider à se relever

«  it's ok » et nous voici reparties, y compris cette concurrente anglaise !

Mais, tout à coup, alors que ma tête va très bien, mes jambes deviennent lourdes et ne veulent plus avancer ! Un truc de dingue ! Comment des jambes osent-elles désobéir au cerveau qui leur commande d'avancer ?

A partir de là, un rythme encore plus lent, puis du 37e au 41e km : alternance marche course, et un sursaut d'énergie sur le 41e avec une foulée qui ressemble à nouveau à peu près à quelque chose. Enfin, l'arrivée avenue Foch et l'Arc de Triomphe au loin... Les retrouvailles avec le groupe, accolades et bisous pour se féliciter les uns les autres, du bonheur !

Je crois qu'à partir du moment où je me suis mise en mouvement au départ, j'ai su que je le finirais. Il était évident que je ne ferais pas de « temps » comme on dit (je n'ai d'ailleurs participé qu'aux 2 /3 de la préparation) mais j'ai franchi la ligne d'arrivée !  Le soir même et les deux jours suivants, des douleurs musculaires et articulaires importantes puis tout est vite rentré dans l'ordre... Il reste une sensation de fatigue générale et un besoin de sommeil, mais surtout la satisfaction d'avoir vécu et tenu cet effort intense.

Delphine

Une aventure pleine d'émotions : une course marquée par la chaleur de la météo mais également celle des encouragements du public, des groupes de musique le long du parcours, la tentation d'abandonner à cause des douleurs mais, malgré un chrono frustrant, la satisfaction d'être allée au bout et de ramener la médaille et le T-Shirt de "Finisher" avec mes acolytes du BAC.

Danielle

J’ai vraiment apprécié de courir à Paris mon dernier (je suppose) marathon, il y avait une bonne organisation et nous étions une belle équipe du Bac. Même le temps nous a gâtés, un peu trop d'ailleurs!!

J’ai aimé le parcours, je n’ai trouvé le temps long que dans le tunnel et dans le bois de Boulogne où j’ai un peu craqué. Je remercie ici les bonbons Haribo (s'ils me lisent) qui étaient distribués dans la dernière partie du bois et qui m’ont reboostée et permis de passer la ligne d'arrivée (j’aurais dû en manger avant). Je suis fière de mon maillot de finisher et bravo à tous. Merci à tous et toutes pour vos messages d’encouragements.

François 

Je savais qu’il me manquait des kilomètres d’entrainement mais le moral y était et, quel bonheur ;  il faisait beau. Le mot d’ordre pour moi était « freine sinon tu ne verras pas la ligne d’arrivée ». C’est ce que j’ai fait pendant 41 kilomètres et je suis arrivé ! J’en ai bien bavé car les crampes ont commencé à se faire sentir au 20ème kilomètre et elles ne m’ont pas quittées jusqu’à la fin. Fier des cheveux qu’il me reste sur la tête, j’ai pris la coquetterie de ne pas mettre de casquette. Je n’ai compris que plus tard en voyant mon visage tout bronzé que le mal de tête à l’arrivée n’était pas dû à l’effort mais plutôt à un bon coup de chaud. Donc pour la prochaine fois, entrainement et casquette obligatoire ! Je peux maintenant le dire « J’ai fait le marathon de Paris ! ».

Christophe

Voici mes impressions après ce 1er marathon:

Stress, doute, plaisir, sérénité, solitude, difficulté, longueur, douleur, partage, enthousiasme, désillusion, colère, euphorie, humilité, fierté.

De tous ces sentiments qui m'ont à un moment ou un autre habité, c'est sans aucun doute le plaisir qui l'emporte.

Il y a 6 mois je n'aurais jamais imaginé courir un marathon, merci Francis de m'avoir permis de croire que c'était possible.

Félicitations à tous les dingues qui ont relevé ce défi.

Patrick

Comment je suis devenu marathonien !!!!!!

Par une ambiance de groupe associatif remarquable.

Par des séances d'entraînements ajustées alliant préparation physique et motivation.

Par une gestion impeccable de course dans le respect des consignes énoncées (rythme et ravitaillements).

Par un chrono espéré raisonnable.

Par les encouragements et les soutiens considérables d'une foule importante.

Par un environnement géographique mémorable.

Tous ces éléments ont concouru, malgré l'inévitable souffrance, au bon déroulement de mon 1er marathon qui commence à devenir un souvenir ineffaçable.

Francis

Avec plus de 20 Marathons à mon actif, Paris et Berlin, restent toujours mes références. Paris, mon préféré pour l’ambiance, le circuit et la démesure de l’événement. Cette année, la chaleur a été déterminante dans mon résultat à 3 minutes de mon objectif, cependant en tant qu’entraîneur,  j’en tire une grande satisfaction et une fierté car l’aventure commencée il y a 11 semaines s’est achevée par un sans-faute avec 8/8 à l’arrivée et sans blessures. Celui ou celle qui veut savoir qui il (elle) est, et ce qu’elle vaut, doit faire un Marathon. Alors Paris est sans aucun doute celui qu’il faut vivre. Merci pour les nombreux encouragements que vous nous avez transmis.

Raphaël

Un souvenir formidable  « Au bout de soi-même »
J’ai découvert des personnes merveilleuses. J’ai appris à me connaitre. L'entraide, la bonté, la bienveillance, la générosité, la tolérance et l'espoir.
Un de mes meilleurs souvenirs !!  Le  marathon

 Conclusion :

Ce que je retiens de tout cela c’est que tout est possible. Il n’y a pas de montagne insurmontable et tout est une question de volonté. Les limites, c’est nous-mêmes qui nous les fixons.

Merci à vous toutes et tous d’avoir eu confiance en moi.

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Published by Francis
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commentaires

Sév 20/04/2015 20:56


Bravo les athlètes ! A quand le prochain alors ?

brigitte 18/04/2015 23:50


Bravo à vous tous car il faisait vraiment très chaud...même pour moi!


Je n etais au top pour courir mais j étais là au  départ,  depuis la plce de la concorde le flot de ces coureurs arrivant de l arc de triomphe est très émouvant , les handicapés suivi
des elites, ensuite les sas l'un après l'autre et les champions...le BAC bien sûr! 


Encore félicitations pour ce courage et les résultats. ..belle médaille pour tous!!!


 

PaSCaL 18/04/2015 21:56


Félicitations à tous ces brillants coureurs § Amicalement, PaSCaL

Francis 18/04/2015 19:33


Coucou Clarisse, j'espère que tu as trouvé un club qui te convienne dans le Limousin.


N'hésite pas à passer nous voir quand tu veux. Tu es chez-toi, chez-nous 


Bisous

clarisse 18/04/2015 13:21


Très beaux témoignages! Bravo à toutes et à tous!

virginie 17/04/2015 18:14


Un grand bravo à vous tous !!! 

SANDRINE 17/04/2015 18:02


Encore un très grand bravo à vous tous...

stéphane Haack 17/04/2015 13:41


ça fait du bien de lire ces C.R. plein de bonheurs et de satisfactions, quelques douleurs aussi mais on ne fait pas un Marathon sans douleurs. Je regrette maintenant un peu de ne pas y avoir
participé. Merci, c'est sympa ! ! !


Félicitations à tous pour avoir eu le courage de franchir cette ligne mythique, je sais qu'après avoir fait 30km c'est duuuur !  Même pour celui qui fait 2h05, on pas pas l'impression qu'il
tape dans le dur ... et pourtant.


P.S. A toutes les Marathonniennes et Marathoniens rendez-vous demain matin (samedi) pour une séance de décrassage à Chailluz. Une petite sortie de 14km sera un échauffement pour vous. Séance
cooool !


B R A V O

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